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Journal de Montréal 26 mars 2005 Philippe Rezzonico cliquez pour agrandir>> |
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Le retour inattendu de The Box
La surprise fut totale à la consultation de la liste des spectacles à venir à Montréal. Dans le calendrier du Spectrum, on notait, à la date du 1er avril: The Box. Pardon? The Box ? Ces Box-là? Eh! oui... Assis devant moi, Jean-Marc Pisapia est la preuve que The Box est de retour 14 années après la dernière performance sur scène du groupe (Midem, 1991) et 16 après la parution du dernier disque de matériel original (The pleasure and the Pain, 1989). «Ce n'est pas un retour, c'est un nouveau départ, nuance celui qui est le seul membre des deux époques à répondre présent. Ça peut sembler être un jeu de mot, mais c'est vriament un nouveau départ, dans la mesure où ça n'a rien à voir avec ce que c'était avant.» Cette renaissance, nommons-la ainsi, le principal intéressé ne s'y attendait pas non plus. La surprise, s'il en est une, elle est là. »The Box, je croyais ça mort et enterré. Il y a deux ans, on nous a approchés pour faire des spectacles. J'en ai parlé aux autres membres, qui n'avaient pas du tout l'intention de reprendre du service. Moi non plus, d'ailleurs, à ce moment.» Oeuvrant depuis plusieurs années dans la production publicitaire et documentaire, ce n'est que l'été dernier que Pisapia en est arrivé à la conclusion que toutes ces années de travail loin des feux de la rampe pouvaient le ramener sur les rails de la production et de la création musicale. «Avec le temps, je me suis mis à travailler super-vite. Je peux écrire en six mois ce que je mettais deux années à faire dans le temps, et là, je ne parle même pas d'enregistremement.» Là où the Box, cuvée 2005, va se distinguer de son passé, c'est dans l'enveloppe. Le band pop anglophone des années quatre-vingt a visiblement changé d'intention. Racines progressives «J'ai grandi durant les années soixante-dix avec gentle Giant, Yes, Genesis...Full progressif! À 23 ans, quand on a formé le groupe, c'était ça, mon fantasme: faire de la musique qui raconte des histoires et qui navigue entre toutes sortes de moods. Sauf qu'à cette époque, la radio était déjà très formatée. Il ne fallait pas que les chansons dépassent trois minutes. Là, j'étais rendu à écouter The police et on a fait plus dans la pop. On n'était pas les rois du single pour rien.» Après dix années de musique publicitaire, Pisapia, féru d'astrophysique, estimait qu'il était temps de donner libre cours à son fantasme et à son autre passion.. Le nouveau disque, Blalck Dog There, en est la résultante. Aérien, sombre, émaillé de claviers, l'album raconte une histoire: celle d'un astronaute qui se retrouve dans un univers parallèle après l'explosion de sa navette. Sûrement pas du matériel radiophonique, hormis le premier extrait, That's The World, et une ou deux autres compositions. «J'ai fait ce disque comme je le voulais, sans aucune contrainte radiophonique. Si ça marche, tant mieux, si ça ne marche pas, je l'aurai sorti de mon système.» -Thérapeutique? «C'est ce que ma femme me dit. Elle dit: Toi, tu es en faire train de faire un disque autobiographique et c'est ta thérapie. Alors, moi , je lui dis:T'as pas quelque chose à faire?» (grand rire). «C'est partiellement ll cas. Cet album, c'est comme une matrice où un individu peut se mettre à la place du personnage central. Donc, c'est vrai, mais seulement en partie.»
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